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Florent13 *

04/03/2013
05:17
re : Mk3 : l
Psi a vu juste ! :))
...L'aventure a commencé, les tuiles aussi, mais ce n'est pas terminé, malgré une journée de près de 20h de route !


Je suis parti vers 7h du matin, direction Montpellier, pour récupérer mon acolyte. De là, nous avons filé sur Clermont par l'A75, sans encombre. La météo s'est un peu dégradée en chemin, avec pas mal de brouillard et des températures assez basses, mais rien d'alarmant. Ma vénérable 206 a fêté ses 250 000 kilomètres peu avant Clermont.

Nous avons récupéré la Spit en début d'après-midi à Romagnat, le temps d'un verre, de la paperasse, et des derniers adieux à son proprio.
Comme prévu, le compteur de vitesse et la jauge d'essence étaient HS, nous avions donc embarqué un Jerrycan de 5L, que nous avons rempli de SP98, faute de SP95 ordinaire - il n'y avait que du E10 - (l'ancien proprio roulait au 95 additivé)

De là, nous avons roulé (mon acolyte me suivant avec la 206) sans encombre jusqu'au Puy en Velay, où nous nous sommes arrêtés pour vérifier notre route. Comme Michel l'avait annoncé, la traversée n'a pas été une sinécure, mais rien d'insurmontable.

C'est d'ailleurs amusant de voir à quel point les gens sont sympas avec les Spit. Pas de dépassements agacés ou de coups de klaxon énervés, des automobilistes qui lèvent le pouce, quand on s'attend plutôt à voir leur majeur...
Un passant s'est arrêté pour discuter. Il nous a expliqué que son père a toujours une mk2, et il est reparti convaincu qu'il fallait lui offrir des jantes fil !

C'est sur ce parking du Puy - heureusement en pente - que les ennuis ont commencé.
En tournant le clé, le démarreur s'est mis à peiner. Plus assez de jus. Le démarrage s'est donc fait en marche arrière, aidé par la pente.

Nous avons repris la route, et toujours avec autant de plaisir, à environ 70km/h, malgré un froid certain, avons suivi la N102 en direction de Aubenas. Le brouillard s'est rapidement densifié, et la température est tombée aux environs de -3.
Au bout d'une vingtaine de kilomètres, le moteur s'est mis à brouter, et a perdre des tours. J'ai rétrogradé en 3, et retrouvé un régime correct, mais peu après, le problème a recommencé, et j'ai du m'arrêter. Le moteur a immédiatement fait de même.

Le démarreur ne tournait plus. Plus de jus, et évidemment, nous avions oublié les pinces...
Soupçonnant la dynamo de ne pas recharger la batterie, nous avons, dans la foulée jeté un coup d'oeil au réservoir. Le niveau était assez incertain, et dans le doute, nous avons utilisé notre bidon de 5L.

En revanche, nous avions pensé à la barre de remorquage, dont l'installation fut pénible et précaire. Juste avant d'entamer le remorquage, j'ai tourné la clé. Et miracle, le moteur a démarré, presque au quart de tour.

Naïfs, nous avons vite conclu à une panne sèche (en occultant le manque de jus), démonté la barre de remorquage, et repris la route tout sourire.

Las. Quelques kilomètres plus loin, re-broutage, re-retrogradage, re-bas côté,à moitié dans la neige, et quelque peu dans l'obscurité. Cette fois, la barre de remorquage a servi plus longuement, avec d'infimes précautions, nous avons cherché une pente, ou au moins, un endroit avec un peu plus de visibilité. Et nous avons cherché longtemps, en liaison par téléphone, et en enlevant la buée sur le pare-brise, qui givrait immédiatement.

La pente enfin trouvée, nous avons poussé la voiture, qui a redémarré. Avant de connaître une troisième fois le même problème quelques kilomètres plus loin - a-coups, chute du régime, et plus rien sur le bas côté.

Cette fois, par -5, dans le noir complet, nous avons envisagé l'assistance... Par chance, l'un de nos téléphone captait suffisamment pour appeler le numéro de Mondial Assistance prévu par l'assurance, et surtout, localiser notre position sur google maps.

Dans l'attente du dépanneur, un peu plus au chaud dans la 206, nous nous sommes soudain dit qu'il valait mieux laisser le moteur tourner, histoire de ne pas tomber en rade de batterie avec celle là aussi.Trop tard.
Malgré un arrêt d'unpetite demi-heure,le démarreur de la Peugeot était devenu aussi mou que celui de la Spit.
S'en est suivi une longue, fraîche et obscure attente attente, en n'allumant phares et warnings que lorsqu'une voiture approchait.
Je vous laisse imaginer la tête du dépanneur lorsqu'on lui a expliqué qu'il y avait un deuxième souci... (d'autant qu'il n'avait pas pris son booster...) Mais a trois, nous avons pu la pousser suffisamment pour la redémarrer, tandis que la Spit était chargée sur la dépanneuse : "Ah, ça fait longtemps que j'en ai pas ramassé une ! On pourrait presque en mettre deux..." a lancé le garagiste en actionnant le treuil.

La Spit est repartie vers un garage de Langogne, où je vais donc devoir retourner la chercher, je l'espère, d'ici à la fin de la semaine prochaine, car je dois partir à l'étranger pour une dizaine de jours le 15 mars, et le dépanneur a quelques soucis de stockage.

La courroie de la dynamo est peut-être simplement détendue (la dynamo a été changée en juin 98 - pièce Bastuck - et la batterie en mars 2012), mais j'y ai pensé un peu trop tard pour vérifier.

Bref, l'aventure continue, j'espère que la suite sera un peu moins mouvementée, mais le mal est fait : elle me manque déjà !

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