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Amicale Spitfire Bienvenue sur Cyberspit ! Ce forum est réservé aux discussions autour des Triumphs. Lisez-moi |
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| Vince63 22/11/2007 15:42 |
je me souviens la première fois... |
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| Parfois je repense à cette histoire et cela me redonne le sourire. J'avais envie de la partager avec vous. Il y a 5 ans environ j'avais 29 ans et je m'étais mis en tête d'acheter une voiture ancienne ayant toujours eu un attrait pour les vieilles mécaniques. Je me renseigne alors un peu partout, dans les magazines spécialisés, sur internet et quelques livres dédiés aux voitures des années 60. Et là je tombe amoureux d'une voiture : la Triumph Spitfire. Dès que je l'ai vu ce fut une évidence : sa ligne, son histoire et puis aussi il faut bien dire son accessibilité économique et sa relative facilité à la trouver et à l'entretenir. Mon objectif étant alors fixé je me renseigne à fond sur la belle : revue technique achetée, sites UK sur la voiture parcourus tous les soirs et par hasard je tombe sur votre site. Et là, divine surprise, non seulement des tonnes de conseils mais aussi des annonces ! Alors la chasse pouvait commencer : le budget était fixé par avance et cela m'orientait vers une voiture en bon état, sans gros défaut ayant peut être été restaurée quelques années auparavant. La chasse ne fut pas très longue. La première que je suis allé voir, une 1500FH rouge, était très décevante : nombreux points de rouille sur les bas de caisse, capote ne fermant plus et quelques réparations grossièrement faites. Mais c'était pour moi l'occasion de monter pour la première fois de ma vie dans une Spit. Après un petit tour (en s'en va…), c'était maintenant sur, ce sera une Spit ou rien. Mais pas celle là. Quelques semaines passent en attendant une annonce sur ma région. Et puis à l'occasion d'un déplacement professionnel sur Paris, je remarque une annonce en région parisienne. J'organise un rdv en fin de journée à l'issue de mes réunions en me disant que j'étais monté en TGV alors pourquoi ne pas redescendre en Spit ? L'espoir fait vivre... Le lendemain donc je me rends en région parisienne et j'arrive à l'adresse du rdv. Le propriétaire m'accueille dans un pavillon très soigné (bonne augure ?) et m'explique avant de me montrer la voiture les raisons de la vente. Il avait acheté une autre voiture de collection (je ne me souviens même plus de laquelle, faut dire que je ne l'écoutais pas vraiment, j'étais trop impatient qu'il m'ouvre la porte de son garage…) et qu'il avait besoin de fonds pour la retaper. Enfin il me fit entrer dans son garage et je vis… un drap blanc. Ben oui, il protégeait sa belle sous un drap. Je me retiens d'enlever moi même le drap... ce qu'il fit quelques secondes plus tard, et là, c'était elle. Pas une autre, elle. Je fis tout mon possible pour retenir un sourire ( je me répète en boucle la phrase dans la tête : faut pas sourire si tu veux négocier…), mais avant même de l'avoir essayée je savais que je repartirai avec elle. Elle était superbe. Réellement superbe. C'était une 1500FH de 1975 refaite une dizaine d'années auparavant et entretenue parfaitement. Pas une rayure, pas une bosse, pas un point de rouille… Maintenant les puristes vont hurler : elle avait une double sortie d'échappement inox, des jantes alu 13" vintage (un peu comme sur les AC Cobra) et une peinture… noire ! Ne cherchez pas dans la liste des couleurs pour Spit, ça n'existe pas. D'ailleurs une question se pose : pourquoi pas de noir dans la liste des couleurs catalogue ??? Car sincèrement, c'est une couleur qui lui va à merveille ! Le vendeur me propose de faire un petit tour, je monte à sa droite et c'est parti. Démarrage moteur RAS, bruits suspects RAS, freinage RAS… Il me propose de prendre sa place au bout de quelques kilomètres, je m'assois (mon dieu que c'est bas), je passe la première, crac, oups, désolé pour l'embrayage…. Je démarre et là le bonheur à l'état pur… Jamais je n'oublierais cette sensation : assis à ras du sol, le long capot, le bruit, l'odeur... On revient chez lui, une petite négo plus tard et une chèque de banque en moins, me voilà reparti dans ce qui fut que du bonheur pour moi. Le trajet fut long car un Paris Lyon en Spit ça ne se fait pas tous les jours, et la première fois c'est quand même l'angoisse. Je n'en menais pas large sur autoroute à doubler les camions qui me paraissaient immenses d'un coup. Et puis je suivais les consignes à la lettre lues sur les forums : pas plus de 110, surveiller la température, s'arrêter toutes les heures (normalement toutes les 2 heures, mais bon, mieux vaut être prudent). Bref deux fois plus d'attention ne connaissant pas cette voiture finalement. Et puis la nuit tomba. Et là première surprise : une Spit ça éclaire moyen-moyen…. Et puis la pluie tomba, et là deuxième surprise : les essuie-glaces d'une Spit ça essuie moyen-moyen…. Bref après quelques heures d'angoisse permanente et de fatigue par le bruit, la nuit et la pluie, j'arriva enfin chez moi. S'en suivirent des balades inoubliables, des moments de plaisir automobile intenses mais aussi quelques petites galères mécaniques (rien de bien grave en fait) mais qui font intégralement partie de l'ensemble que représente une voiture de collection. Un an plus tard, un changement de situation familiale imminent (la famille allait s'agrandir), la décision était prise, il fallait changer la voiture de Madame pour une 4 portes… Les choses se compliquaient pour la Spit. J'ai donc pris la décision de la revendre. Je me souviens très bien du jour de son départ : un jeune couple du Nord (elle repartait encore plus loin que d'où elle venait !) vint la chercher en train, ils ne l'avaient même pas encore vue mis à part les photos envoyées sur le net et pourtant ils n'avaient pas prévus le billet de retour !!! Bref, je me souviens de la voir tourner au coin de la rue, et, adieu… Sentiment étrange de tristesse mais aussi d'avoir fait ce qu'il fallait faire. Avec un peu de recul, je pense que j'ai bien fait de la revendre : c'était pas le bon moment. Aujourd'hui mes enfants grandissent, et dans quelques années je pense que je repartirai à la recherche d'une Spit : quand on attrape le virus, c'est pour la vie ! L'histoire ne peut pas s'arrêter comme ça... Voilà ma petite histoire qui je l'espère vous rappellera aussi votre première fois en Spit ! Au fait, si jamais le propriétaire de cette belle Spit noire se reconnaît, c'est avec plaisir qu'il peut m'envoyer des nouvelles ! A bientôt |
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