![]() |
Amicale Spitfire Bienvenue sur Cyberspit ! Ce forum est réservé aux discussions autour des Triumphs. Lisez-moi |
|
| Retour au fil de discussion |
| |
| Bruce 29/05/2008 01:40 |
re : GP de Pau historique |
|---|---|
| Bien vu Boubou.... Concernant les Type E Lightweight voici les explications: Victorieux dans les années 1950 des plus grandes épreuves d'endurance avec ses Type C et Type D, Jaguar est revenue sur la scène sportive au début des années 60 avec une version allégée de la Type E baptisée Lightweight. Voici la n°3, l'un des treize exemplaires fabriqués. En 1961, la présentation de la Type E au salon de Genève fait l'effet d'une bombe.Disponible en coupé ou en cabriolet, cette voiture se distinguant par son long capot connaît un succès commercial immédiat. Surtout, ses caractéristiques techniques se prêtent volontiers à une déclinaison sportive. C'est ainsi que moins d'un an après sa présentation, quelques versions préparées par des écuries privées commencent à nourrir les grilles de départ des courses de Grand Tourisme. Concurrente redoutable des berlinettes Ferrari 250 SWB, la Type E s'offre la victoire à Oulton Park avec Graham Hill et la quatrième place au Mans avec le tandem Cunningham/Salvadori. Mais déjà une nouvelle menace se précise. Autant pour rivaliser avec les nouvelles AC Cobra que pour gagner en performance, Ferrari donnait naissance à la 250 GTO. Face à l'offensive de Maranello, Coventry ne pouvait se contenter de laisser ses clients assurer la réplique. C'est ainsi que Jaguar s'est lancée dans la réalisation d'une version radicale de la Type E en vue de disputer ni plus ni moins que le Championnat du monde des Marques ouvert aux voitures de la catégorie Grand Tourisme. Malcolm Sayers fut missionné pour disséquer une GTO achetée par John Coombs, par ailleurs propriétaire d'une Type E de course. Le rapport de Sayers fut sans appel :« La puissance importante de la Type E est battue par un poids plus faible, une boîte plus performante, un meilleur aérodynamisme et une maniabilité supérieure » Suite au rapport émis le 16 novembre 1962 par le département compétition de Jaguar, l'équipe se met au travail. Il est prévu que la structure monocoque soit constituée de tôles d'aluminium afin de réduire notablement le poids, que le châssis soit renforcé, que les plaquettes et disques de freins soient largement dimensionnées et que le moteur reçoive une injection Lucas. Jaguar réalise très vite deux exemplaires (n°2 et 3) en vue des 12 Heures de Sebring de mars 1963.La n°2 est destinée à Briggs Cunningham, importateur pour la côte est des Etats-Unis et la n°3 à Kjell Qvale de San Francisco pour ses pilotes Ed Leslie et Franck Morill. A Sebring, l'auto finit 7ème au général et remporte sa catégorie. Ce sera pourtant l'une des seules courses du châssis S8 50 660 qui finira par réapparaître en 1998, au terme de plus de trois décennies d'errance dans le garage d'un pavillon de la banlieue de Los Angeles. Au total, chacun des treize exemplaires diffère par des détails esthétiques et techniques.Si douze voitures furent construites à partir du cabriolet affublé d'un hard top spécifique, l'usine réalisa à la demande du collectionneur français Pierre Bardinon un coupé Lightweight qui ne connut jamais l'examen de la course. Outre une carrière écourtée par l'arrivée d'une nouvelle race de voitures à moteur arrière en 1964, la Type E Lightweight n'eut pas le succès escompté en course par manque de mise au point et de moyens financiers. Mais elle clôture un chapitre riche de succès pour la firme de Coventry. Il faudra attendre le milieu des années 1980 pour que Jaguar revienne à ses premiers amours, les courses d'endurance avec la réussite que l'on connaît. Bruce |
(c) 2026 Amicale Spitfire
